•  Quelques photos des années 1980 - 1995

     

    Quelques photos dans une autre vie

    Quelques photos dans une autre vie

    Quelques photos dans une autre vie

    Quelques photos dans une autre vie Quelques photos dans une autre vie  Quelques photos dans une autre vie
    Quelques photos dans une autre vie

    Quelques photos dans une autre vie

    Quelques photos dans une autre vie

    Quelques photos dans une autre vie

    Quelques photos dans une autre vie Quelques photos dans une autre vie
    Quelques photos dans une autre vie  Quelques photos dans une autre vie  Quelques photos dans une autre vie
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  • Années 2001 - 20102001, une année qui débute, dans la solitude de ma grande maison avec de nouvelles connaissances, de nouvelles amies. Mais c'est aussi l'année ou je suis en plein dans la procédure de divorce et toujours encore en consultation chez mon psy. Je serais aussi obligé de subir des opérations ophtalmologiques. Le 7 février c'est le drame de la perte de Fracasse mon fidèle "collabo" (un croisement colley-labrador) - mi février un agréable séjour dans les Hautes Vosges dans un refuge de la CAF avec 19 personnes; de belles randonnées. Quelques jours avant mon 51ème anniversaire je fais la connaissance, via mail, de celle qui, 15 mois plus tard deviendra ma seconde épouse. En mars j'ai la visite, durant quelques jours, de Béatrice, une excellente amie parisienne connue sur le net.

    Je ferais également un tour en Suisse rendre visite à de très chers amis, Daniel et Jane Marie, parrain et marraine de ma fille  Mais pour passer le temps mon atelier aura été mon refuge, la forêt également. Durant ce temps ma correspondance avec mon "amie de l'Est" se faisait tambour battant et c'est en juillet que j'irais la rejoindre pour la 1ère fois  et passer avec elle 15 merveilleuses journées à découvrir son pays, son environnement, sa famille, ses amis.
    Enfin arrive la fin de l'année et avec elle mon amie de l'Est, devenue depuis quelques mois déjà plus qu'une amie.  Elle fera la connaissance de mes enfants, de mes parents et autres familles, de mes amis; nous passerons le Réveillon ensembles avant qu'elle ne reparte dans son pays comme elle est venue: en autocar ! La décision est prise: le mariage sera pour juin 2002 !
    2002: ce fut aussi le moment de me séparer de mes fonctions de président du CV local et cela après 11 ans d'engagement dans cette section locale des Vosges du Nord. Moments difficiles car passer la main à un remplaçant n'est jamais facile surtout si, ensembles, on a vécu d'excellents moments.
    Cet hiver de forts vents mettront à mal mon pylône radioamateur et affaibliront sa structure. Ce qui n'aurait pas du arriver, arriva un beau jour: le pylône a rompu au niveau de son basculement et est allé s'écraser jusque dans la cour de la maison voisine ! Heureusement sans dégâts chez le voisin et peu sur ma maison !  Il aura fallu tronçonner tout cela et faire venir un récupérateur de ferraille pour m'en débarrasser !
    Au printemps j'irais aussi faire un tour en Suisse retrouver de chers amis Bruno et Marianne mais aussi Elisabeth ma correspondante que je n'avais plus vu depuis 1968 ! 

     


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  • Mon employeur fait son possible pour faire du ménage dans certains secteurs de l'entreprise. Je suis mis sur le banc de touche et en mai 92 définitivement en arrêt de travail pour causes de santé. Débute une période très difficile que je compenserais en me lançant plus profondément dans mes responsabilités de président d'association, poste que j'occupe depuis 1989
    1991 c'est surtout l'année de la confirmation de ma fille:

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

    Les enfants, en été, allaient au camp "Mission et Jeunesse"

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

    Et en septembre, comme tous les ans, c'est l'auto-pedestre dans le cadre du comité d'entreprise. Destination Autriche Appenzell - Rotsteinpass en compagnie d'une cinquantaine de randonneurs.

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

     Et Noël se fêtait alors en famille

    Années 1991 - 2000

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    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

     Puis vint 1992 avec, professionnellement,  ma "mise sur voie de garage" ! Sans me laisser abattre j'ai quand même marqué le coup et invité une bonne vingtaine de mes collègues les plus chers.

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

    Années 1991 - 2000

     Être mis au "ban de la société", se retrouver à 42 ans exclu du monde du travail n'est pas une expérience des plus facile à vivre. Et pour couronner le tout être privé de conduite automobile pour raison de santé fut un vrai calvaire. Dépendant de mon épouse, des amis ou connaissances je vivais cela comme une épreuve. A cette époque j'étais attiré par tout ce qui était "communication radio", par l'électronique, par l'informatique. J'ai donc décidé, encouragé par quelques amis "radioamateurs", de faire la licence pour pouvoir faire, en toute légalité, des liaisons. Ma fille n'a pas tardé à suivre le même chemin en réussissant sa licence !
    J'ai alors commencé à acquérir davantage de matériel, à monter des antennes sur le toit et même, en 1997, à monter un pylône de 12m derrière notre maison !
    Années 1991 - 2000Pylône qu'un voisin entrepreneur a cherché dans une gare à 30kms ! Durant des mois ce fut un sacré chantier: tracés des plans techniques, rénovation du pylône basculant, transformation pour supporter une cage de rotor pour les antennes rotatives, fondations suffisantes pour supporter ce monstre sans risque de basculement, soit plus d'un m3 de béton. Années 1991 - 2000Dans la foulée il a fallu aménager le "shack" (le local servant aux radioamateurs pour leurs émissions) brancher les émetteurs-récepteurs, l'ordinateur qui a cette époque était encore un Apple 2E avec 2 lecteurs de disquettes 5" !
    En parallèle de cette passion, il en existait une autre: le Club Vosgien. Depuis 1989 j'étais président d'un groupement totalisant une centaine de membres.Années 1991 - 2000 Les travaux en forêt ne manquaient pas: nettoyage de sentiers, mise en place de bancs, de ponts, balisage des sentiersAnnées 1991 - 2000, organisation de fêtes locales pour renflouer la caisse (soupe aux pois chaque automne avec plus de 200 participants dans la salle polyvalente du village ! Années 1991 - 2000

     

     

     

    1995: Événement majeur de cette année: la "Grande Traversée des Vosges" de Saverne à Thann avec 5 autres randonneurs Années 1991 - 2000soit 170kms sur une semaine; une belle expérience qui nous aura fait découvrir les beautés de l'Alsace, de ses sentiers, ses villages, ses habitants.

    Enfin, en 1997, un très vieux projet du Club Vosgien (déjà fomenté par les précédents bureaux du CV) a vu le jour: la construction, à quelques centaines de mètres du village, d'un abri pour randonneurs et/ou pour fêtes locales. Années 1991 - 2000Années 1991 - 2000Malgré mon gros handicap ce chantier aura été mené à terme après plus de 1000h de travaux bénévoles étalés sur plus de 8 mois. Une belle réussite qui, en 2017, aura fêté ses 20 ans d'existence.
    En 1999 ce sera en compagnie de mes anciens collègues de travail Années 1991 - 2000que je passerais une belle journée à "l'abri du Steinkoepfel". Mais cette même année m'aura aussi apporté des événements moins réjouissants qui ont sonné la fin d'une famille.
    2000 sera une année de tribulations... à suivre

     

     


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  • 1981 notre fils a 1 an
    1982 sera l'année de la construction de notre maison

     


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  • Le temps de l'argentique est révolu au XXIè siècle ? Pas tout à fait ! ni pour moi, ni pour tant d'autres nostalgiques. Voici quelques souvenirs de cette belle époque des années 70 à 90 (cliquez sur les légendes)

    Images d'antan

    Adultes

    Images d'antan

    Enfants

    Images d'antan

    Nature

    Images d'antan

    Animaux 

    Images d'antan

    Mariages

    Images d'antan

    Technique

    Images d'antan

    Groupe de jeunes

    Images d'antan

    Groupe Kumbaya

    Images d'antan

    Camp Corse 1970

    Images d'antan

    Suède 1972

    Images d'antan

    Eurofest 1975

     


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  • Cette expression ne signifie nullement chez moi une quelconque révélation d'homosexualité !! C'est dans un tout autre domaine que je voudrais faire ce "coming out", celui de la RELIGION ! En d'autres termes: "rejet de la Foi ou éloignement/rejet de l'Église"

    Dans les articles précédents vous aurez pu voir que dès l'âge de 14 ans j'ai littéralement "baigné" dans la religion ! Cela a commencé peu après ma "confirmation" avec la fréquentation régulière d'un groupe de jeunes local,Mon "coming out" par de réguliers week-end en compagnie des chrétiens de l'église de la "Bonne Nouvelle"

     

    Mon "coming out"qui, d'ailleurs, existe toujours. Cela a continué par des soirées d'évangélisations publiques durant lesquelles les orateurs jouaient sur la fibre émotionnelle de l'auditoire, sur la culpabilité, sur la "peur d'un au-delà sans Dieu" Et ces soirées finissaient toujours par un appel urgent à la "conversion" et...le résultat était garanti Mon "coming out"!

    émotions, pleurs, reconnaissance d'un état de pécheur etc Souvent c'est par dizaines que les "pauvres pécheurs" s'avancaient vers la tribune pour témoigner de leurs désirs de changement, "d'acceptation de Jésus comme Seigneur et Sauveur"

    Vous devinerez facilement que moi aussi j'ai succombé aux paroles insistantes et convaincantes de l'un de ces orateurs et que j'étais alors "né de nouveau"(1), terme pompeux qui vous garantissait non pas une vie éternelle terrestre (heureusement !) mais une vie éternelle céleste.

    A cette époque certains de mes amis sont devenus pasteurs, prédicateurs à leur tour, missionnaires. Pour ma part je suis resté davantage terre à terre en fréquentant simplement des groupes d'évangélisation comme "Kumbaya",Mon "coming out" en faisant des camps de jeunes, une colonie de vacances ou on enseignait la Bible aux enfants. J'ai même été apporter la "Bonne Nouvelle" aux Suédois avec l'un de ces


    groupes;Mon "coming out" faut croire qu'ils en avaient peut-être besoin à l'époque. Ce fut une période très riche en expériences pour moi, une époque dont j'ai de très bons souvenirs. Une époque ou j'ai été comblé le jour ou, revenant du Sud-Ouest de ma colonie, je fais la connaissance, dans une arrière cour...d'église de celle qui, 3 ans plus tard, deviendra mon épouse.

    D'autres camps ont suivi mais mon entrée dans la vie active a quelque peu tempéré ces "activités évangéliques" et puis j'étais tombé amoureux !

    Une nouvelle tranche de vie commençait pour moi. Je n'étais plus seul et c'est donc à deux que nous avons continué le cheminement chrétien. Encore une fois vous aurez deviné facilement que ma future moitié était aussi chrétienne !
    Par contre il y avait un petit hic (ôh en apparence pas grand chose): mon amie était issue d'une "Eglise Evangélique Luthérienne" et moi je fréquentais à cette époque une Eglise Methodiste. Le comble est qu'elle habitait dans la cour de cette église méthodiste !! Vous me direz "mais ou est le problème" ?

    Le problème n'était pas forcément chez elle mais bien davantage chez ses parents, ses familles bercées depuis leur tendre enfance dans cette église Luthérienne, dans l'esprit des pasteurs, diacres, professeurs de théologie de ces EEL ! Un monde fermé, opaque à toutes autres dénominations toisées de haut, de façon condescendante. Pour eux, l'église catholique par ex, était carrément diabolique !
    Le jour ou j'ai demandé la main de ma future épouse mon futur beau père m'a dit "ok mais je ne veux pas de réclamation plus tard" ! Il ne se doutait pas encore de ce qui allait suivre. Un an après nos fiançailles: notre mariage à...l'église Méthodiste ! On ne leur parlait pas trop du fait que nous avions, d'un commun accord, commencé à fréquenter cette église, un peu grâce à moi.
    Nous étions aussi devenus très actifs au sein du groupe d'évangélisation "Kumbaya", ma future épouse dirigeant la chorale du groupe et moi comme technicien sono. D'ailleurs futur beau papa a même contribué, en toute connaissance de cause, à la réalisation technique de la partie éclairage de scène !

    Vinrent enfin, après juste un an de fiançailles officielles,  les faire part et les préparatifs du mariage (1974) et là, douche froide pour les futurs beaux parents qui, de tout temps s'imaginaient un mariage dans "leur église", leur EEL ! Mais nous avions décidé, non pas par esprit de contradiction, mais plutôt par convictions, pour éviter de froisser les parents de part et d'autre, de nous marier à l'église Méthodiste.Mon "coming out"Je ne m'éterniserais pas sur l'ambiance plombée par cette "triste nouvelle" car pour eux ce jour de mariage fut bien davantage un jour de deuil qu'un jour de joie ! Et donc pour éviter l'envenimement, nous n'avons pas mis nos deux familles à contribution (la mienne non plus même si elle était parfaitement d'accord avec notre choix) Comment se réjouir avec les paroissiens, la famille, les invités, les amis, dont un bon nombre de Kumbaya qui se sont produits en chantant à la cérémonie ?

    Nous étions tous deux stressés à l'extrême, avec une vague impression de culpabilité. Le dîner aussi s'est déroulé dans une ambiance plus que plombée, sans joie, sans danses (peur que ce soit inconvenant aux yeux des beaux parents !) et mes parents m'en ont bien sûr fait la remarque ultérieurement "jamais ils n'avaient vécu un tel mariage" ! Comment pouvais-je me justifier sans incriminer la famille de mon épouse ?

    Le contrecoup n'a pas tardé à se faire sentir; le lendemain de notre "nuit de noce" (surtout passée à ranger et nettoyer !) mon épouse a craqué: crise de nerfs, pleurs, cris violents et moi, impuissant, je ne pouvais qu'assister à la scène. C'était malheureusement, le début d'une longue, très longue série.

    Mon "coming out"Malgré tout nous avons participé à certaines activités (camp d'évangélisation "Punch 74" sur les cotes du Roussillon)Mon "coming out" - Eurofest 1975 à Bruxelles avec le grand évangéliste américain, Billy Graham.

    Nous avons essayé de tenir bon, de nous serrer les coudes, bref de rester là ou nous nous sentions bien, sur le plan spirituel: l'église Méthodiste et Kumbaya. Mon "coming out"
    Mais "le ver était dans la pomme" (sans jeu de mot en rapport avec mon épouse ) et son mal-être a continué à la miner de telle sorte qu'après de gros différends, après une tentative d'exorcisme sur elle, elle a été exclue du groupe de chants "Kumbaya" et, bien entendu comme époux, j'ai suivi le mouvement d'autant plus qu'à cette époque j'avais un gros problème de santé. J'ai, psychologiquement, très mal vécu cette "mise au ban", perdant du coup beaucoup de sympathiques amis et confidents.

    La musique, le chant étaient (et le sont toujours) pour mon ex-épouse, une passion, un don. Il a donc fallu très rapidement compenser cette brusque lacune et trouver une nouvelle responsabilité dans cet art.
    C'est dans l'église même ou nous nous sommes mariés qu'elle a trouvé place pour ses dons en prenant la responsabilité de la chorale.

    Trois années se passent avant la 1ère naissance, dans la foulée la "présentation à l'église" (à ne pas confondre avec le baptême !) suivie par une seconde naissance quelques années plus tard avec, également, "présentation". Je précise que, suivant les traditions, chaque enfant a eu son couple de parrain/marraine - Nouvel épisode de tensions avec les beaux parents (eh oui sans baptême à l'eau ça dépassait leur entendement et leurs convictions !)

    Mon épouse continuait d'être "psychologiquement instable", se sentant de plus en plus coupable envers ses parents et son église d'origine. Les grands pasteurs théoriciens de cette église (JTH, WK pour ne pas les nommer) ne "lâchaient pas l'affaire", continuant d'entretenir sa culpabilité, la cuisinant pour un éventuel retour à la bergerie, à ses fondamentaux de l'EEL.

    Et pourquoi un tel acharnement ? pour la simple et bonne raison qu'en plus de diriger la chorale de l'église Méthodiste, Mon "coming out"elle a également accepté de diriger celle d'une EEL !! Quel péché, quelle trahison, quelle hérésie ! certaines personnes ne pouvant l'accepter, n'ont cessé leur harcèlement que le jour ou elle a abandonné la direction de la chorale Méthodiste et, peu de temps plus tard nous avons même cessé de fréquenter les paroisses de l'église Méthodiste pour, soi-disant éviter de faire autant de kilomètres chaque dimanche ! Un harcèlement qui aura sans doute amené mon beau-père sur son lit mortuaire en 1986.


    Ca y est le mouton était revenu à sa bergerie d'origine ! La chorale de l'EEL avait à nouveau un dirigeant ! Mon "coming out"Une nouvelle fois je l'ai mal, très mal vécu, mais sans me confier. Je perdais une nouvelle fois de bons amis; une belle communauté.
    Les années passent, constamment ponctuées par de violentes crises de nerfs de mon épouse; des crises très dures à gérer. Combien de fois les pasteurs n'étaient-ils pas sollicités pour une "cure d'âme" ou pour tenter de la calmer, de la raisonner. Les enfants grandissent, fréquentent le catéchisme pour préparer leur future confirmation. J'accompagnais tous les dimanches la petite famille aux cultes sans être membre d'aucune paroisse.

    1991, deux événements majeurs: tout d'abord la confirmation Mon "coming out"de notre fille puis un épisode majeur: lors de nos vacances en camping dans le Jura,Mon "coming out" mon épouse, toujours plus perturbée par les instances de son église, mal dans sa peau, a un nouvel accès de "crise de nerfs". Mais cette fois-ci elle laisse éclater les raisons de son mal-être profond: c'est moi le responsable; je suis mis au pied du mur: "tu as le choix: ou bien tu deviens membre de "notre" paroisse, ou bien on divorce"
    Aie, aie, rien que ça ! clairement envoyé ! Je m'attendais à tout sauf à cet ultimatum en bonne et du forme !! Ma réponse ne sera pas immédiate; je me laisserais le temps de la réflexion mais pour la "paix du ménage", et surtout pour éviter un divorce, en automne de la même année je céderais au chantage en devenant membre de la paroisse de W.

    A partir de là tout semblait baigner dans le meilleur des mondes.

    1994, confirmation de notre fils Mais les apparences sont trompeuses car mal-être d'un côté, frustrations et déceptions de l'autre, plus grand chose allait bien dans la famille qui de toute façon, avec le départ en études des enfants, commençait à s'effriter. D'autres erreurs conjointement partagées (sans entrer dans les détails) ont fini d'éroder ce qui restait du couple, d'autant plus que ma ''mise au ban'' du monde du travail avait du mal à être gérée.

    Et la sentence tant redoutée, tant reportée est tombée: mon épouse, après 25 ans de mariage, via une lettre de son avocat un 3 déc. 1999, demande le divorce ! Coup de massue inattendu et brutal pour le "handicapé" que j'étais; le début de "procédures d'évitement" mais même les instances d'église demeuraient impuissantes à la faire changer d'avis; d'ailleurs vu leurs implications antérieures dans nos vies, je ne e ne fait-on pas  Ma foi (ou du moins ce qui en restait) en a pris un coup. 

    Très vite je me retrouve complètement seul dans notre grande maison, mon épouse ayant eu l'autorisation du juge de "quitter le domicile conjugal".

    Je commençais à réaliser que je serais définitivement livré à moi-même. Mais, entre les mains d'un psy très compétent, le désespoir ne m'a pas atteint; heureusement ! C'est bien souvent que, dans de tels cas, un destin heureux frappe à notre porte. J'ai, durant des mois, fait de nouvelles rencontres amicales, ressoudé d'anciennes un peu oubliées par la force des événements, plongé à fond dans des activités associatives, tenté de rester en phase avec les paroisses et certains pasteurs pour avoir un soutien; que ne fait-on pas dans des moments de désespoir !

    Et en effet le bonheur est venu frapper à ma porte (ou plutôt à mon écran d'ordinateur) lorsque j'ai fait la connaissance d'une "femme de l'Est".
    Mon "coming out"Très vite le courant a passé, des rencontres eurent lieu, et chacun étant libre, nous avons décidé de nous marier assez rapidement et de vivre dans son pays.

    Mariage civil ? oui - mariage religieux ? baigné durant près de 40 ans dans la religion, mon premier réflexe aura été de l'envisager mais, après mûres réflexions, et malgré le consentement de ma nouvelle épouse, j'y ai renoncé. Trop de mauvais souvenirs remontaient à la surface, m'empêchant de passer ce cap.

    Voila plus de 16 ans que nous vivons heureux avec chacun ses croyances, ou non-croyances. Plus de 15 ans que je n'ai plus mis les pieds dans une église sauf pour la visiter en touriste, pour y admirer sa beauté architecturale ou assister à des cérémonies. Plus de 15 ans que la Bible prend la poussière, après avoir fini de la lire du début à la fin.

    Mais en parallèle de cet abandon d'une pratique religieuse, je me suis aussi mis à réfléchir, à ne pas prendre les écrits bibliques au pied de la lettre, sans me poser des questions. Les évolutions scientifiques au fil des ans nous interpellent suffisamment ! L'ère internet est là pour répondre à nos interrogations. Et puis notre monde n'est-il pas complètement perturbé, bien souvent mis à feu et à sang à cause des religions ? Les différentes croyances, communautés revendiquent toutes "leurs vérités" ! Mais qui a raison, qui a tort ? Bible ? Coran ? Torah ? Allez savoir...
    Je n'irais pas jusqu'à encenser Marx avec son "la religion est l'opium du peuple" car la religion reste capable d'atténuer les angoisses d'une soi-disant "vie après la mort", et d'être une béquille en cas de coup dur (maladie, dépression, perte d'un être cher...)
    Aujourd'hui j'ai du respect pour toutes les croyances, du moins pour celles qui respectent les autres mais je n'éprouve plus aucun besoin de fréquenter une quelconque église (d'ailleurs mes enfants non plus) et quel soulagement de vivre sans nulle pression conjugale ou familiale; bref un heureux "coming-out" !

    7 Nov. 2014, un an plus tard, la situation mondiale a largement empirée. Christianophobie, islamisation sanguinaire par l'EIIL, tentatives d'éradication de tout ce qui n'est pas conforme au Coran ! Je suis de plus en plus écœuré de toutes ces religions qui minent la vie quotidienne des humains. Le monde serait sans doute bien plus beau, plus calme sans toutes ces croyances d'un autre âge largement contrecarrées par nos connaissances scientifiques !
    J'ai pu rencontrer récemment un ancien collègue de bureau, qui, avec son épouse, sont des "chrétiens bien cuits", même un peu trop cuits ! Je les ai choqué par mes propos et bien sûr ils restent dans leur "trip céleste" convaincus d'un prochain retour du Christ. Je les laisse à leurs convictions; il fut un jour ou elles étaient aussi les miennes !

    Comment peut-on encore croire quand on voit ce genre de fanatisme moyennageux ?


    Un Egyptien qui se dit "athée" malmené par le présentateur et un imam invité pour le dialogue. Effarant !

     


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  • 16 mars 1974: le grand jour ! notre mariage ! (le jour de mes 24 ans) à l'église méthodiste de la rue Kageneck de Strasbourg. La veille c'était le mariage civil dans ma commune. Grand jour façon de parler car pour mes beaux parents, luthériens (de l'EEL ou Eglise Evangelique Luthérienne) notre choix de cette église passait mal. C'est l'épouse du pasteur, Thérèse S. qui s'est chargée de toute la décoration. Par contre pour mes parents il n'y avait aucun problème car peu pratiquants. Bref, les familles et toute l'équipe de "Kumbaya" étaient invités au culte célébré par Pierre S. Un beau culte entouré de nos familles et amis. La suite de la journée se passera dans un château des Vosges du Nord, un endroit charmant, de style. Le repas est préparé sur place mais l'ambiance, plombée par la belle famille tant déçue, n'y est pas. Peu de réjouissances, une organisation très sommaire ! Normal, car nous devions quasiment tout préparer nous-mêmes, à nos frais, vu les tensions ! En général les futurs mariés sont entourés d'une équipe, les frais pris en charge par les familles. Et le comble c'est que nous avons participé jusqu'au bout, gérant les rangements et le nettoyage !

    A suivre...


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  • LTI terminale F1

    1971 année du bac, année de fin d'études car continuer vers des études supérieures avec autant d'années de retard ne m'intéresse pas. J'ai envie d'entrer dans la vie active. Avec un petit coup de pouce de mon père auprès de la direction des ets DD j'entre en septembre dans la place au "stand d'essai".

    Durant les vacances de pâques j'étais une nouvelle fois à Landersen, ma "seconde patrie" comme je l'appelais, pour un camp international franco-allemand de huit jours avec 25 à 40 pers comme participants. Un camp animé par Pierre S.

    Mais durant les vacances d'été j'ai profité une dernière fois en faisant en juillet ma première colonie de vacances en tant que moniteur (sans aucune formation ! à cette époque on pouvait encore le faire) Et c'est donc en train, via Paris, que je me rends à St Amant de Graves près de Cognac rejoindre la colonie "Joie de vivre" de l'église de la Bonne Nouvelle (que je fréquente depuis quelques temps) et qui est dirigée par le couple américain Adams

    colonie vacances St Amant/ Graves

    Une quinzaine de charmants enfants de 6 à 12 ans de la région de Charente. Une très bonne expérience qui m'aura permis de vaincre un peu ma timidité. Une monitrice pour les filles et moi pour les garçons; une cuisinière et les directeurs. Mon jour de repos je l'ai passé à Cognac que j'ai rejoint en vélosolex ! visite de la ville, d'un chais de cognac; une superbe journée. Après la colo j'ai rallongé de quelques jours pour aider Palmer à finir quelques travaux dans les locaux.

    Cognac visite distillerie

    Au retour à Strasbourg c'est mon grand père qui était venu me chercher en voiture et le rendez vous était fixé à l'église de la rue Kageneck. C'est là que, dans la cour, je fais la connaissance d'E. J. qui se prélassait au soleil. On a sympathisé, échangé nos tél et promis de se revoir.

    Au mois d'août ce sera le camp franco-suisse de 15 jours au départ de Strasbourg rue Kageneck via Paris, St Michel de Fronsac, Narbonne, Avignon, Bâle et retour à Strasbourg le tout en bus privé; organisé par le pasteur Pierre S. de l'église méthodiste de la rue Kageneck. Une excellente ambiance, surtout avec les suisses, leurs beaux chants, leur jovialité.

    le groupe des suissesses durant le camp

    La aussi j'ai noué de belles amitiés qui perdureront durant plusieurs années consécutives. A Paris nous avons logé à l'institut de Nogent sur Marne. C'est à cette occasion que j'ai découvert une partie de la capitale pour la 1ère fois, monté à la tour Eiffel. Puis ce fut Boscla en Gironde à la maison évangélique en compagnie des jeunes d'Agen.

    C'est également durant ce séjour que j'ai découvert l'Atlantique qui m'a très impressionné. Je ne connaissais que la méditerranée que j'ai d'ailleurs revu puisque nous avons passé par Narbonne puis par Avignon avant de remonter sur Genève pour une nouvelle étape dans les locaux de l'UCJG. Enfin, pour finir, étape à Bâle pour y déposer l'équipe des Suisses.

    la totalité des campeurs à Bâle

    Enfin en septembre on démarre la vie active; fini la vie insouciante et bohême; des activités plus sérieuses m'attendent. Placé sous la responsabilité de deux ingénieurs Pierre T. et Mr Pain je suis chargé de faire des innovations pour les fours et cuisinières avec des dossiers de dépôt de brevets. Je me rappelle avoir travaillé sur un nouveau système de fermeture et verrouillage de porte de four pyrolytique, sur une étuve ascensionnelle pour enfourner les mets une fois le four préchauffé, sur un système coupe gaz pour cocotte minute après atteinte de la pression et quelques autres dont je ne me rappelle plus.

    C'est aussi cette année, à 21 ans, que j'ai enfin eu le droit de passer mon permis de conduire ! Parents et grand père refusaient de me le laisser passer à 18 ans, âge légal. Très vite j'ai acquis, avec l'aide des parents, ma 1ère voiture: une citroen Ami 6

    mon ami 6 citroen

    Un peu semblable à celle-là. Il était impensable à grand père autant qu'à mon père de me prêter leur voiture ! Une voiture c'est comme une femme "ça ne se prête pas" me disaient-ils en souriant. Eh oui en ce temps là on avait encore de tels raisonnements !

    1971-1972 mon dernier camp d'hiver à Landersen. Je m'y suis rendu en compagnie de Marc T. avec ses parents. Je me rappellerais toujours la partie de patinage de la voiture, une Rover, au début de la montée de Sondernach. Nous avons eu juste le temps de quitter le lourd véhicule qui se mettait à glisser en arrière et qui s'est arrêté de justesse au bord du chemin. Nous en étions quitte à demander de l'aide au village tout proche et à monter à pieds avec nos bagages. J'ai toujours été un fanatique du centre de vacances de Landersen ou j'aurais passé d'excellents moments.

    En février 72 WE de la Bonne Nouvelle au lac du coucou puis au retour je me suis invité chez mon amie Denise B., depuis longtemps ma confidente; je suis resté chez elle à manger puis à discuter jusqu'à 2h du matin avant de rentrer avec mon ami 6

    C'est en mars de cette année, accompagné de Philippe E. que nous sommes allés pour un WE de trois jours à Diesdorf en suisse et avons dormi chez le pasteur Bachs que Magdalena connaissait bien. Magdalena, une ancienne du camp franco-suisse, Hannes son ami et futur mari, et "buddha" une autre ancienne de ce camp. De très bons moments passés ensemble à se remémorer des souvenirs heureux de notre périple à travers la France

    en visite chez Magdalena et Hannes

     

    Au retour nous avons emmené jusqu'à Bâle dans notre petite ami 6 le pasteur Bachs, un homme d'une corpulence hors norme,

    En avril et mai deux autres WE de la Bonne Nouvelle l'un à Guebwiller au château de la Ligue pour la lecture de la Bible,

    à Guebwiller maison de la Bible

    l'autre à Wildersbach et au mois de juin c'est le groupe de jeunes de mon village qui s'est rassemblé pour 2 jours à Belmont; WE organisé par Georgette S.

    Août, 3 semaines de vacances; mes premières depuis le début de mon activité professionnelle. Ce sera en Suède que je les passerais en compagnie de 21 autres participants venus de divers horizons de la France. Partis de Strasbourg avec six véhicules

    ma DS 19

    nous arriverons jusqu'à Hambourg ou ma DS 19 (ci-dessus) nous lâchera avec des problèmes d'hydraulique !! Nous la laisserons sur place en réparation dans un garage avant de poursuivre, serrés dans cinq véhicules. Une fois arrivés à Varberg avec le ferry, après avoir passé la nuit au Danemark à Kolding,  nous serons pris en charge par nos guides suédois  Gudrun et Kent Heden qui, avec leur vieille Volvo 544 nous accompagnerons vers Göteborg, Magra Loo, Stromstad, Säffle, Orsa, Stockholm, Borgholm sur l'île d'Öland, Växjö, Karlshamm, Taberg, Varberg, Hambourg ou nous n'oublierons pas de récupérer ma voiture réparée, réparation qui m'aura coûté 600F. Un camp d'évangélisation merveilleux, avec une ambiance exceptionnelle, quelques amourettes (Bernard C et Annie R;  Daniel T. et Yvette F)

    l'équipe d'évangélisation au complet

    Et surtout la découverte de très beaux paysages, d'une faune et d'une flore fabuleuse.

    En septembre et octobre de cette année je participerais pour la 1ère fois à deux WE du groupe d'évangélisation "Kumbaya" au Fleury, maison de rencontres dans le Doubs. C'est un peu grâce à mon voisin J-Jacques E. que j'ai fait la connaissance de la famille R. de Mietesheim et qui m'ont parlé de ce groupe. Début de rencontre très sympa; je me suis de suite senti à l'aise.
    Je n'oublierais pas de mentionner que je rencontrais de plus en plus fréquemment E. J D'ailleurs c'est au courant de cette année que nous étions invités au mariage de Magdalena et Hannes

    Mariage Magdalena et Hannes

    et à Noël de cette année là on s'est retrouvés ensemble au château du Riesack à Niederbronn avec le groupe de jeunes de l'église méthodiste de la rue Kageneck de Strasbourg

    Cinq mois plus tard, le 19 mai 73, jour de son anniversaire nous avons fêté nos fiançailles à U. auprès de nos familles réunies. C'était le point de départ d'une vie de couple qui aura duré plus de 27 ans. C'était encore l'époque ou on avait comme tradition de demander la main au père de la future. Je n'ai pas dérogé à cette tradition et me rappellerais toujours les mots de mon ex feu beau père: "je te la donne mais je ne veux pas de réclamations"

    nos fiançailles

    Pour les vacances d'été,  nous avons fait ensemble le camp à Kandersteg avec la jeunesse de l'église méthodiste de Strasbourg, sous la direction de Pierre et Thérèse S. le pasteur et son épouse.

    camp de jeunes en Suisse

    Un camp bien sympathique avec de multiples activités et randonnées dans les montagnes. C'est là que j'ai sans doute acquis le goût de la haute montagne, des glaciers et de toutes ses splendeurs en faune et en flore. Un camp cependant légèrement terni par le comportement de Philippe E. à mon égard; sans doute un brin de jalousie car j'avais quelqu'un dans ma vie et lui pas encore.

    Cette année là nous étions invités au mariage de ma cousine Annie L. avec Bertrand H. à Mi.;

    mariage de ma cousine Annie

    le repas a eu lieu au restaurant du chasseur et, comme de coutume avec la famille L., une bonne ambiance

    au repas de mariage

    1973 fût aussi l'année ou j'ai quitté définitivement le cocon familial pour emménager ensembles à Niederbronn au logement de l'école maternelle. En septembre E. devait prendre un poste de professeur de musique au collège Munch de la même ville. C'était un logement bien sympathique que j'aimais bien. Dans la cave j'avais aménagé un labo photo car le virus de la photo m'avais gagné depuis un bon moment.

    Pour le Nouvel An 1974 E. et moi étions à Chagey en Haute Saône avec toute l'équipe Kumbaya ou nous avons fait, entre autres,  une soirée d'évangélisation

    soirée d'évangélisation à Chagey

    Beaucoup de distractions, de fous rires; une ambiance sympathique. Daniel F. et Freddy L. nos boss savaient faire pour détendre l'atmosphère.

    repas de Nouvel An à Kumbaya

    Le début de l'année sera consacré aux préparatifs de notre mariage. Les parents d'E., paroissiens très conservateurs de l'église Luthérienne Libre de Schill., n'ont pas du tout apprécié notre décision de nous marier à l'Eglise Méthodiste de Strasbourg. Nous avions donc pris la décision de tout organiser et de tout payer nous-mêmes, sans impliquer les parents ni d'un côté ni de l'autre. Invitations, cartons de table, menus, réservation et décoration florale au château du Riesack etc tout était à notre charge sauf à l'église ou c'est Thérèse S.  qui a fait la décoration.

    Enfin en août 1975 ce sera "Eurofest 75" à Bruxelles au stade Heizel - hébergés en dortoirs improvisés juste à côté dans les grands halls de foire ou avaient aussi lieu les prédications du matin avec Billy Graham et bien d'autres prédicateurs, les repas, les études bibliques en groupes etc - de très bons souvenirs. Nous étions en compagnie de Lydie (dcd) et Françis jeune couple fraîchement marié comme nous !

    Années 1971 - 1980 (1)


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  • Années 1961 – 1970

    Puis les années suivantes ce fut, le "château du Herrenberg" à Neuwiller les Saverne  (1960)

    la "Chaume des Veaux" non loin du champ du feu (1961 et 1962) une colonie que j'aimais bien. Les sorties en forêt pour la cueillette de myrtilles, les nombreux jeux de piste, ma passion, les randonnées d'une journée, tout pour satisfaire nos envies d'aventure, de découvertes.

    1960, j'avais 10 ans, je portais des lunettes depuis l'age de 6 ans et  j'étais en CM2 à l'école élémentaire de la rue du lin à Mertzwiller. Très peu de souvenirs de cette époque; une bonne discipline à l'école avec Mr Roth l'instituteur; de temps en temps quelques petites bagarres et un jour, excédé des brimades que je subissais j'ai cassé une dent à un élève; mon père fut obligé de rendre des comptes au directeur de l'école, Mr Sommer. Je travaillais assez bien, avais de bonnes notes, bref un élève sérieux. Dans la cour, sous la surveillance des instituteurs c'étaient les jeux classiques de gendarme/voleurs, des jeux de billes.

    école primaire Mertzwiller - 10 ans

    A la maison j'étais souvent occupé à creuser dans le jardin un immense trou pour en extraire…du sable ! un jour j'ai même failli y être enseveli lorsque  les parois se sont effondrées; une échelle était nécessaire pour atteindre le fond !


    Puis en 1961 ce fut la transition vers le collège qui venait d'ouvrir juste à côté ou je suis entré en 6ème; grand changement car plusieurs professeurs. Je me rappelle surtout des heures de sport ou on allait sur le terrain vague juste derrière le collège. En été, avec ma mère nous allions dans la "Tsang" aux foins avec la mobylette noire et la remorque remplie à plus de 1.50m de hauteur et moi perché au-dessus ! Je l'aidais aussi à travailler dans les champs "am See" ou je m'amusais surtout à trouver des fossiles de coquillages ! eh oui le nom du lieu-dit n'avait pas été choisi par hasard car il y a des milliers d'années cet endroit était un lac.

    En 1962 un plus grand changement encore m'attendait: l'entrée en 5ème classique à Haguenau au "stall" en face du musée historique. Un grand dépaysement à l'arrivée dans ce vieil établissement aux tables à l'ancienne dans certaines salles, légèrement inclinées avec des sièges strapontins peu confortables. En 6ème je n'étais pas un crack en maths d’où la raison de m'avoir balancé dans une 5ème classique, sur les bons conseils de Boos Joseph, professeur principal de la 6ème avec du latin comme LV1 et de l'allemand. Manque de pôt en 6ème je n'ai pas fait de latin donc niveau très faible. Ce qui devait arriver, arriva: redoublement ! la latin en était la cause principale. Durant les vacances grand père ou parfois mon père me ramenait à Haguenau pour prendre des cours de rattrapage de latin chez un professeur de latin !

    J'abordais en septembre 1963 la seconde rentrée en 5ème toujours avec du latin; ça allait mieux mais cette langue morte n'était décidément pas ma tasse de thé. Mon père m'avait aussi acheté pas mal de livres classiques d'occasion que nous avait vendu Mr Boos; ils ne m'ont pas beaucoup intéressé.

    De cette période je me rappelle surtout, à l'heure de midi, des déplacements en rang vers la cantine située à l'actuelle poste non loin du théatre. Je dis bien en rang et c'était un long défilé, sans chahut, encadré par les surveillants. Le retour se faisait dans les mêmes conditions. J'ai aussi souvenir des heures de science, des dissections des grenouilles, des expériences de chimie; tout cela me passionnait bien plus que les heures de latin ! Les heures creuses se passaient dans une grande salle du 1er étage, toujours dans le silence et sous la surveillance d'un "pion" comme on les appelait à l'époque. Le transport de Mertz vers Haguenau, durant les 1ères années se faisait en minibus mais très rapidement il fut remplacé par un grand bus. De ce minibus qui nous prenait devant le mur des ets De Dietrich mon meilleur souvenir est cette amitié que j'avais noué avec Myriam Boos, la fille de J. Boos mon ancien prof de collège. Je réservais toujours une place pour elle et nous discutions beaucoup de choses et d'autres; je la considérais comme ma grande sœur.

    En septembre 1964 j'entrais en 4ème2 et j'abandonnais le latin ! ouf ! je commençais l'anglais et continuais avec l'allemand

    Voici une photo de l'époque – heureusement que j'avais pris soin de noter au dos les noms des copains de classe. A ma gauche un grand bosseur, 1er de la classe Waltz Jean de Baerenthal. Un jour j'étais chez lui. J'ai aussi souvenir d'un jour à Goersdorf (je pense que j'avais du y aller en vélo) ou, avec Birmele J-Daniel et quelques autres chenapans nous avions confectionné un canon avec un tube metallique monté sur un châssis roulant; le tube avait été rempli du fameux mélange explosif: chlorate de soude – sucre et comme projectile on avait enfoncé de force un tronçon de manche à balais. On avait 14 ans mais déjà conscient de prendre certaines précautions de sécurité; une longue mèche et tout le groupe planqué à l'abri à plus de 20m; heureusement car sans cette précaution je ne serais peut-être plus en train d'écrire ces lignes. Une formidable explosion a ébranlé le village; un cratère d'un mètre de diamètre et notre canon déchiré, fragmenté, enfoncé dans le sol. Ben oui notre bout de manche à balai, enfoncé de force, n'avait pas été envoyé en orbite autour de la terre ! Nous avons vite récupéré ces morceaux ainsi que notre charrette pour disparaitre en rasant les murs et en nous réfugiant chez Birmelé avant que les villageois n'arrivent pour voir l'origine de l'explosion.  Nullement refroidi par l'expérience, ce fut au contraire le début d'une assez longue série "d'expériences explosives".  Passionné de chimie et de physique j'avais commencé à fréquenter ardemment la salle de lecture du musée de Haguenau, soit le soir en attendant le bus, soit en inter-classe, soit même le mercredi, jour de repos. Je me rappelle des casiers avec les fiches répertoires que l'ont pouvait consulter; il suffisait de donner le N° du livre à la bibliothécaire pour le récupérer en salle, en extraire les informations avant de le rendre. Cette méthode m'a souvent servi pour étayer mes exposés (par ex sur le costume et les coutumes alsaciennes)  mais surtout pour récupérer les formules de quelques explosifs dont la nitroglycérine, la nitrocellulose ou fulmicoton ! En dehors du chlorate de soude(désherbant)/sucre, explosif primaire !

    A la maison j'avais aménagé un laboratoire de chimie avec éprouvettes, pipettes et pas mal d'autres accessoires que l'on pouvait encore trouver en pharmacie, ainsi que les produits: le désherbant en droguerie et en pharmacie, l'acide sulfurique, nitrique et autres. Le fulmicoton a été le plus facile à réaliser; il suffisait de traiter du simple coton avec 2 acides, de le laisser sécher. Il brûlait à l'air libre avec une flamme vive et instantanée sans laisser de traces. En milieu confiné par contre, il était explosif sans dégagement de fumée; également lorsqu'on tapait dessus avec un marteau ! c'était génial. Mon père avait encore un "katzenkopf" (pourquoi ce nom, j'en sais rien) utilisé lors des mariages: un tube métallique de 30cm, à parois épaisses, fermé d'un côté et percé d'un trou. Une tige métallique aplatie au bout était introduite très librement dans le tube après avoir mis une cuillère de poudre chlorate/sucre au fond du tube. Une poignée sur ce tube permettait de le cogner avec force contre un trottoir ou contre un mur; violente déflagration garantie mais aussi pas mal de fumée âcre qui irritait les poumons. J'ai eu l'idée de remplacer la poudre par du fulmicoton: explosion un peu moins violente mais plus de fumée !

    Un jour ce fut le tour d'essayer de faire de la nitroglycérine, produit de base de la dynamite ou TNT (Trinitrotoluène) Les mélanges de glycérine, ou nitrations, acide sulfurique et nitrique je les ai tenté sur la terrasse de la maison, manipulant tout ça derrière une vitre de plexiglas car toujours conscient des risques que je prenais. Par contre je n'ai réussi à faire qu'un énorme nuage roux sur un mélange bouillonnant dangereusement (j'avais pris la précaution de m'écarter pensant que ça exploserait !) mais ma nitroglycérine n'a jamais explosé; il valait mieux quand on sait que des chimistes de renom en sont morts. Bien sûr toute cette expérience en dehors de la présence des parents; je ne leur ai dit que des années plus tard ce que j'essayais de faire !

    Mon père, outilleur, avait un petit atelier de réparation de vélos-motos et pour moi c'était idéal pour faire mes expériences, mes montages etc Je me rappellerais toujours d'un petit canon que j'avais fabriqué, monté sur un petit chariot; suite à l'expérience précédente j'étais devenu plus futé: plus de manche à balai comme projectile mais une bille en terre glaise introduite librement dans le tube; poudre de chlorate au fond; encore une longue mèche et moi planqué dans le jardin, le canon dirigé sur un mur de la maison. Par contre mon père devait être à l'atelier. Qu'est-il arrivé ? un gros boom et l'enduit du mur de la maison truffé d'impacts de terre glaise sur un diamètre de 50cm au moins ! le tube avait résisté mais le recul l'avait projeté contre le mur de l'atelier. Cette fois ci j'ai eu droit à une très grosse colère, une engueulade et je crois même à une fessée !! A mon avis la bille s'était coincée dans le tube !

    Tout cela ne m'avait pas vacciné ! A cette époque on trouvait encore pas mal de munitions en tous genres (balles de fusil mitrailleur, de fusils, de pistolet etc) et même des fusils. Mon père les collectionnait un peu et je connaissais leur cachette. Alors souvent, avec mon cousin, on jouait "à la guerre" avec ces fusils, non chargés ! Bien sûr toujours en l'absence de mon père ! Parfois il arrivait qu'on tire en l'air à balles réelles mais fallait pas se faire attraper !

    Un jour j'avais fabriqué, usiné une petite culasse pour balles de fusil 7.65 avec extracteur + percuteur; j'ai chargé une balle, fixé le tout solidement à un arbre et dirigé sur la vitre en plexiglas du poulailler. Toujours par prudence, j'avais fait un dispositif de balancier pour taper sur le percuteur et être ainsi un peu éloigné ! Cette fois-ci le tube a résisté, la balle est partie, faire un joli trou dans la vitre du poulailler, toujours avec pas mal de bruit ! Heureusement les poules étaient dehors ! Je n'ai pas renouvelé l'expérience car mon montage avait bien souffert et la peur de l'accident s'était immiscée en moi !

    Un des derniers ouvrages de ce genre: un tube noir de canalisation, bouchon vissé d'un côté, un petit trou sur le côté opposé pour l'entrée de la mêche; le tube bourré de poudre chlorate/sucre puis le tube serré délicatement dans un étau pour le fermer par pincement (pipe bomb). Je suis allé l'enfoncer jusqu'au petit trou dans le sol meuble du "waldele" la minuscule forêt à 50m de notre propriété. Une mêche faite en saupoudrant simplement de la poudre jusqu'au petit trou. On allume et puis fissa à toutes jambes me planquer couché derrière le cerisier du jardin. Le temps me paraissait interminable (ben oui j'avais tracé une assez longue mêche !) puis une formidable explosion qui secoue le village. J'attends un peu avant de me rendre sur les lieux pour trouver un immense cratère de plus d'un mètre de diamètre et du tube il ne restait que le bouchon et quelques cm de tube déchiré comme une grenade !

    Un autre épisode: toujours féru d'aventures, j'ai eu l'idée de construire un radeau et de descendre la rivière bordant le village: la Zinsel (pour ne pas la nommer !) A cette époque se baigner dans cette rivière était chose courante; l'eau était encore relativement propre, peu polluée. C'est l'été et les grandes vacances; fallait s'occuper ! Sous une structure en planches j'ai fixé des bidons de solexine et quelques chambres à air de camion; le tout avait belle gueule et a rapidement pris place sur la charrette familiale; direction l'amont de la rivière juste en contrebas d'un moulin. Un ami est allé avec la charrette vide à l'endroit supposé de mon "amerrissage". Maillot de bain, sandales plastiques (eh oui le fond de la rivière peut être dangereux) et une pagaie pour me diriger et me voilà parti. Rivière sinueuse bordée d'arbres qui, à bien des endroits, plongeaient leurs branches au travers du courant. Les difficultés n'étaient pas des moindres et plus d'une fois j'étais obligé de me mouiller entièrement pour faire passer le radeau mais j'ai atteint mon but et mon ami m'attendait bien gentiment pour m'aider à ressortir le radeau pour le ramener au bercail !

    L'année 1964 était aussi celle de ma confirmation à l'église protestante de Mertzwiller. Je me rappelle de ce jour l'interrogation par le pasteur de Mietesheim, cette photo de groupe et le repas qui s'en est suivi au restaurant "Strintz" actuel restaurant de la gare. J'ai un bon souvenir de ma 1ère cuite ce jour là, accentuée par mes 1ères cigarettes fumées en cachette; j'étais tellement malade que l'envie de fumer m'a à tout jamais abandonné.  Je me rappelle aussi de notre ballade en groupe dans la forêt environnante surtout lorsque nous avons débusqué 2 amoureux en pleine activité sexuelle !

    les confirmands protestants de Mertzwiller - 1964

    C'est aussi à cette date que j'ai eu comme cadeau de mes parents / grands parents la mobylette Motobécane AV88 identique à celle-ci:

    mobylette Motobécane AV88

    45 ans plus tard il est possible qu'elle roule encore car ce n'est qu'en 2005 qu'elle a été volé, à mon grand désespoir, par les tsiganes dans le garage de la maison parentale. J'aimais beaucoup cette mobylette et j'en ai fait des kilomètres avec elle; le plus loin aura été le col de la Schlucht, Metzeral , Sondernach avec camping près de la colonie de vacances Landersen puis Mulhouse ou j'ai passé la nuit chez tante Suzanne P. mais à l'époque les routes étaient encore relativement calmes et les voies rapides, tronçons d'autoroutes inexistantes.
    14 ans, adolescent sage, j'ai commencé à fréquenter le groupe de jeunes animé et dirigé par Georgette S., Michète F. Jeux communautaires et études bibliques étaient à la clef, une fois par semaine dans la salle de classe de Georgette.

    groupe de jeunes Mertzwiller

    Roland R., Christiane R. Willy F. Bernard G. Henri S. Marlène S. étaient parmi les principaux participants. De temps en temps des sorties en groupe, en train pour des ballades dans la nature. Mais aussi des rencontres chez les uns ou les autres, les dimanches après midi, pour chanter, jouer de la guitare, discuter de tout et de rien; être ensembles tout simplement, gâtés par la grand-mère de Roland.
    Cette année aura aussi été l'année du "certificat d'études", une épreuve de détail, passée haut la main à Haguenau à l'école derrière l'église St Georges.

    1965 j'entre en septembre en 3ème3 toujours au lycée d'état de garçons. Qu'elle classe ! une fille sur plus de 20 garçons ! Que n'a-t-elle pas subi la pauvre Simone G. de Gumbrechtshoffen à cette époque ! Mais c'était aussi et surtout l'année des 400 coups ! Que de souvenirs cocasses. Moi le spécialiste des pétards à retardement placés dans les WC durant les récréations – de gros pétards, une bougie allumée et la mèche du pétard introduite dans un petit trou à la base de la bougie, le tout posé sur un muret haut des cabines de wc se trouvant dans la cour. Installés en salle de classe notre attention était davantage concentrée sur le futur boum à venir que sur le tableau noir du professeur ! Et quand ce boum arrivait gros fou rires général et un prof un peu décontenancé, ne comprenant pas ce qui se passait.

    Féru d'histoires de souterrains, nous avions appris, je ne sais plus comment, qu'il devait exister un couloir souterrain allant du sous sol du lycée (ancien monastère de moines) au collège Ste Philomène distant de 200m environ; collège ou oeuvraient dans le temps des moniales. Nous nous étions donc mis en quête de trouver ce couloir secret. Par hasard le sous-sol de l'entrée du lycée nous servait de vestiaire lors des heures de sport. Toujours par hasard dans ce sous-sol nous découvrons une vieille porte avec une grosse serrure à crochet, persuadés que nous étions sur la bonne voie pour trouver ce couloir d'autant plus qu'un courant d'air filtrait par cette porte ! Moi, fils d'outilleur, bricoleur occasionnel, j'ai usiné en toute discrétion un passe partout dans l'atelier paternel et un soir, après avoir profité des vestiaires, une fois le prof parti, à deux ou trois nous sommes retournés dans ce sous-sol, d'autres faisant discrètement le gué à l'extérieur, pour arriver à crocheter la porte. Et là, ô surprise, à la lumière des lampes de poche, pas de couloir souterrain mais une simple cave sans autre issue; une cave avec de nombreuses bouteilles de vin ancien et qui devaient appartenir au concierge. Poue les Mc Gyver que nous étions, un couteau multi-usage avait vite été trouvé pour ouvrir quelques unes de ces bouteilles que nous avons vidé dans nos gosiers. Je me rappelle que c'étaient de très bons vins. Mais il fallait se dépêcher car le bus n'allait pas tarder à arriver et c'est titubant, bien torchés que nous l'avons rejoint sans oublier quelques bouteilles glissées dans nos sacs d'école et vidés sur le chemin de nos domiciles ! Avions nous refermé la porte à clef, j'en doute fort. Je me rappelle juste que cette porte, quelques temps après, avait été renforcée par un second cadenas. Jamais nous n'avons été inquiétés pour cette expédition souterraine.
    Pour poursuivre dans le même domaine, dans un autre bâtiment, nous étions attirés par des armoires de physique et certains instruments dont des chronos. Là encore de simples serrures qu'il suffisait de crocheter avec un passe partout. Après être revenus de la cantine, chaque jour nous avions une vingtaine de minutes de temps libre, toujours sous la surveillance des "pions". C'est durant cette période que nous avons décidé d'agir. Comme à l'expédition précédente, c'est moi qui avais confectionné le passe partout que j'avais même du reprendre à l'usinage pour qu'il aille dans la serrure. Quelques copains faisaient le gué pendant que moi et d'autres s'acharnaient sur la serrure. Finalement nous avons réussi et plusieurs instruments ont ainsi disparu de l'armoire. L'enquête de la direction n'a jamais réussi à trouver les coupables.

    1966 année du brevet passé avec succès et en septembre c'est la "seconde A" car trop de lacunes en maths. A cette époque l'orientation était vite faite: les bons en maths entraient en seconde C scientifique, les autres en littéraireAnnées 1960 – 1970

    1967 je passe en 1ère toujours en littéraire mais décidément j'accroche mal avec la philo, les dissertations et la fin de l'année est catastrophique; je devrais redoubler ! Mais par hasard, un ami du voisinage de mes parents me parle du lycée technique industriel, route de Strasbourg. J'apprend son existence ! Et là je décide de me réorienter complètement mais malheureusement que de temps perdu ! 2 années de littéraire sans oublier la 5ème redoublée.Années 1960 – 1970

    1968 alors que d'autres passent allègrement le bac je vais me retrouver en seconde technique au LTI ! Enfin je me sens à l'aise, j'aime tout ce qui est technique, surtout les ateliers pratiques: usinage, automatismes, métrologie, traitements de surface, électricité. Années 1960 – 1970 Années 1960 – 1970 Années 1960 – 1970L'ambiance est super, les copains de classe sympa, les profs également. Et j'arrive même à aimer les heures de sport, surtout la patinoire juste en face du lycée !  Ici on est plus sérieux que dans l'autre lycée; plus de 400 coups. La cantine est sur place; les transports se font toujours en bus mais aussi parfois en train, voire en auto-stop.

    C'est en été de cette même année que j'ai fait mon 1er camp de jeunes à Landersen sous la direction de Freddy et Christa S.

    Landersen 1968 - camp de jeunes

    Comment suis-je arrivé à ce camp ? C'est avec ma mobylette que j'avais fait un séjour camping sauvage en face de la colonie ou je m'approvisionnais en eau. C'est là que j'ai eu le déclic "camp de jeunes" La aussi une superbe ambiance.

    1969 sera l'année de la mort brutale de ma grand-mère Marie décédée à table d'une crise cardiaque le 7 février, jour anniversaire de son fils, à l'âge de 68 ans. Je me rappelle encore qu'à l'arrêt de bus au retour du lycée J-Georges L. le voisin est venu me l'annoncer. C'était un grand choc pour moi car je l'aimais bien. J'ai été pour la 1ère fois confronté à la mort. Grand père était désespéré, perdu car il était dépendant d'elle sur pas mal de points.

    Cela ne m'a pas empêché d'aller rendre visite à Zürich à ma correspondante de longue date, Elisabeth F. durant les vacances. C'est en train que je m'y suis rendu. Elle logeait au pensionnat ou elle était étudiante.

    ma correspondante suisse en 1968

    C'est là que l'on s'est rencontré pour la 1ère fois. Elle m'a trouvé une chambre d'hôte dans un quartier en dehors du centre ville.

    l'appart ou j'ai logé - Zurich

    On se retrouvait le soir ou dans la journée lorsqu'elle était libre pour découvrir la ville, manger ensemble au restaurant. Faire un tour sur le lac.

    avec ma correspondante sur le lac de Zurich

    Nous avons aussi été à deux reprises en boite de nuit; un autre soir invités chez Irka sa grande amie, russe d'origine. Je n'ai pas oublié cette soirée qui avait fini en boite, mes bagages entreposés au pensionnat. J'avais déjà quitté définitivement la chambre ou je logeais. Pour la nuit Irka avait contacté un ami qui devait m'héberger. C'est vers 1h du matin que je me suis rendu, en tram, à son domicile. Ce n'était pas facile à trouver; finalement j'ai sonné chez ce monsieur mais n'ai jamais eu de réponse. Désespéré, me trouvant dans la rue, depuis une cabine tél je contacte Irka, la sors du lit pour lui raconter mon aventure; elle n'aura pas d'autre solution à me donner. Je me décide donc à revenir vers le centre ville ou je m'installe tout d'abord sur un banc public avant de rejoindre un petit bosquet non loin d'un musée que j'avais visité. Je me couche tant bien que mal sur l'herbe déjà humide tentant de m'endormir. La nuit passe difficilement. Le matin, après un bon café, je rejoins Elisabeth récupérer mes bagages; elle me dit qu'Irka n'a pas apprécié mon coup de fil en pleine nuit ! Elle m'accompagne en tram jusqu'à la gare ou je reprends le train pour l'Alsace.

    ma correspondante sur le qaui de la gare de Zurich

    En septembre c'est l'entrée en 1ère F1 c'est-à-dire fabrication mécanique avec beaucoup d'heures de pratique: mécanique et automatismes

    Années 1960 – 1970

    cours de tournage - LTI Haguenau

    Nouvel an 1970 je l'aurais une nouvelle fois passé à Landersen toujours en compagnie de Yolande W. mais il y avait aussi Alfred M. et Marlène S. Dîner du réveillon aux chandelles comme le montre la photo

    Nouvel An à Landersen - Metzeral Haut Rhin

    1970 ça y est on voit le bout du tunnel; en septembre c'est la terminale F1 avec le bac technique en juin 71. Je le passe sans trop de problèmes surtout grâce à mes très bonnes notes en français (les années littéraire m'auront quand même été bénéfiques; maigre consolation)

    La Bonne Nouvelle; église évangélique à Strasbourg et que fréquentait Georgette S. C'est elle qui m'aura donné l'envie d'y aller régulièrement mais c'est cette année là que je commençais à participer aux week-end de l'église. De début 70 à mai 72 je participerais à plus de quinze dans divers lieux: colonie "le Vallon", "Geisbach", "Landersen", lac du coucou, Wildersbach, Strasbourg, Guebwiller au château de la Ligue pour la lecture de la Bible.

    avec les jeunes de "La Bonne Nouvelle" - Strasbourg

    Des souvenirs adorables de ces rencontres ou j'ai énormément appris, rencontré des gens très intéressants, noué de belles amitiés, vécu des moments heureux, des moments de méditation et de foi intense.

    C'est en juillet de cette année que je suis parti avec Freddy S. faire le camp de 3 semaines en Corse en compagnie de 34 jeunes de mon âge. Partis de Strasbourg avec le train de nuit Vintimille jusqu'à Marseille nous avons embarqué le lendemain  soir sur le ferry Napoléon après une visite de la ville. Le circuit itinérant en Corse aura été:  Propriano (1er camp) – Aleria / Catteragio (2ème camp) – Corte – callanques de Piana – Cargèse (3ème camp) – Ajaccio ou nous avons repris le ferry. Un séjour merveilleux dans ce pays de rêve encore relativement préservé du tourisme. J'en garde de très bons souvenirs et ai noué de belles amitiés.

    camp de Corse - Propriano

    A peine de retour à Mertz, deux jours plus tard je repars en autostop sac à dos et tente en compagnie de Bernard G. pour aller en Suisse rendre visite à ma correspondante Elisabeth F. que nous ne rencontrerons pas car en vacances. Nous mettrons 2 longues journées pour arriver tard dans la nuit au camping Seebucht à côté du lac de Zürich !

    sur les bords du lac de Zurich avec Bernard

    Pour le retour le stop fût très dur et nous avons fini en train de Brugg à Mulhouse. Une belle expérience cette expédition improvisée en coup de vent.

    En octobre de la même année j'ai aussi fait un camp de travail de 4 jours à la colonie de Landersen dans le Haut-Rhin et en novembre un autre week end à Mulhouse pour se retrouver entre anciens de la Corse.

    Le nouvel an je l'ai passé, comme l'année précédente, à Landersen ou il y avait une super bonne ambiance. Mon amie Yolande W. était présente.

    mon amie Yolande

    J'étais un très grand fan de danses folkloriques et j'ai eu le privilège d'en faire énormément durant ce séjour. Des études bibliques, des parties de luge, même la nuit, des soirées de jeux, de chants, de musique, des discussions ont agrémenté ce séjour de 8 jours.

    danses folkloriques à Landersen - Metzeral

    les amis au camp d'hiver - Landersen Metzeral


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  • 2010, proche des 60 ans, proche de la retraite; l'heure tourne, les jours, les mois les années passent bien trop vite. L'heure du bilan, l'heure de rédiger mes mémoires a sonné.

    Années 1950 – 1960

    Les premières années de ma vie: j'ai des souvenirs mais ils sont très vagues; par contre quelques photos !

    Années 1950 - 1960
    Ma 1ère photo !

    Années 1950 - 1960
    Avec ma mère

    Années 1950 - 1960
    Avec ma grand-mère

     

    Années 1950 - 1960

     

    Années 1950 - 1960

     

    Années 1950 - 1960

    Années 1950 - 1960

     

    Années 1950 - 1960

     

    Années 1950 - 1960

         

     

    1958 J'ai commencé à faire des colonies de vacances des Ets De Dietrich. Ma première ce fut au "Bercail" à Provenchères/Faves. Des installations spartiates; on se lavait souvent dehors à la fontaine. La nuit, comme les dortoirs étaient froids et même humides il m'arrivait de faire pipi au lit !

    bercail provenchères faves

    Je me rappelle aussi la journée des parents, des jeux qu'on a présentés.

    1958

    Une année plus tard en 1959 j'ai été très loin: colonie de Cagnes sur Mer dans le Var. Une très belle colonie ou je me rappelle les siestes sur des lits de camp militaires sous un grand préau ouvert. Derrière la maison une belle piscine et tous les jours nous allions sur la plage toute proche. A cette époque (1959 ?) il y avait encore très peu de touristes saisonniers.

    De cette période je me rappelle aussi le jour ou, juste avant Pâques, mon père m'a emmené en moto dans la forêt de Mietesheim pour ramasser de la mousse dans le but de construire un nid de Pâques dans le jardin. Et là, ô surprise, voila le garde forestier qui arrive ! Il rappelle à mon père qu'il est défendu de prendre tout produit de la forêt sans autorisation ! Même pas un sachet de mousse ! Il ira même jusqu'à lui dresser un procès verbal que mon père arrivera bien sûr à faire sauter.


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